Artisan fleuriste à Soissons

Olivier Brouillard

Il est arrivé aux fleurs par les arbres, les jardins et les gazons de golf. C'est ce détour de près de quinze ans qui explique la façon dont il compose aujourd'hui.

Un fleuriste venu de l'horticulture

La plupart des fleuristes apprennent le bouquet, puis la plante. Olivier Brouillard a fait le chemin inverse. Avant d'ouvrir sa première boutique à Soissons, il a été jardinier, greenkeeper sur des parcours de golf, chef de chantier paysager et monteur-élagueur.

Cette trajectoire n'est pas anecdotique, elle se voit dans le travail. Savoir qu'un areca supporte la lumière indirecte d'un open-space quand un croton y perdra ses couleurs, lire la tenue d'une fleur avant de la monter, comprendre comment un feuillage va vieillir sur une composition funéraire pendant les trois jours qui suivent la cérémonie : ce sont des réflexes d'horticulteur, pas de vendeur de bouquets.

C'est aussi ce qui permet de tenir un chantier de mariage complet — livraison, installation, reprise — dans la matinée du jour J, sans improviser.

Olivier Brouillard composant un bouquet champêtre dans son atelier de Soissons
L'atelier du 4 Place du Cloître, à Soissons.

Formations et diplômes

Six formations, dans quatre métiers du végétal, entre Paris, la Côte d'Azur et la Belgique.

  • École Du Breuil, Paris

    Art et Techniques du Jardin

  • TECOMAH, Jouy-en-Josas

    Greenkeeper

  • Lycée professionnel de Saint-Germain-en-Laye

    Chef de chantier travaux paysagers

  • École d’horticulture d’Antibes

    Monteur-élagueur, taille en hauteur

  • Chambre des Métiers, Belgique

    Fleuristerie

  • Art du bonsaï

    Depuis 1989

Le parcours, dans l'ordre

Des potagers de famille dans l'Aisne et la Somme jusqu'à la Place du Cloître.

  1. Les jardins de famille, dans l’Aisne et la Somme

    Tout commence dans les potagers des arrière-grands-parents puis des grands-parents, entre l'Aisne et la Somme. L'aménagement du jardin familial, chez ses parents, prolonge cet apprentissage par l'usage — celui qu'on ne trouve dans aucun programme scolaire.

  2. 1989

    L’art du bonsaï

    Première formation, et déjà une exigence : celle de la forme, de la patience et du geste juste. Le bonsaï enseigne à lire un végétal avant de le tailler. Ce réflexe ne l'a plus quitté.

  3. Art et Techniques du Jardin

    École Du Breuil, Paris

    La formation à l'école d'horticulture de la Ville de Paris, référence du métier. Deux stages viennent l'ancrer dans le concret : l'Office National des Forêts, puis un cabinet d'architecte paysagiste.

  4. Formation greenkeeper

    TECOMAH, Jouy-en-Josas

    L'entretien des gazons de golf, discipline où la moindre erreur d'arrosage, de tonte ou de fertilisation se voit à l'œil nu. Mise en pratique sur le golf de Fourqueux et le golf de Villacoublay.

  5. Chef de chantier travaux paysagers et conduite d’engins

    Lycée professionnel de Saint-Germain-en-Laye

    La conduite de chantier : organiser, encadrer une équipe, tenir des délais. C'est cette compétence qui permet aujourd'hui d'installer la décoration florale d'un mariage entier dans la matinée du jour J.

  6. Les espaces verts de la région parisienne

    Plusieurs entreprises, plusieurs échelles de chantier, du jardin privé aux espaces publics.

  7. La Côte d’Azur

    Nice, Antibes, Cannes

    Sept entreprises d'espaces verts sur le littoral, à découvrir une palette végétale méditerranéenne entièrement différente de celle du Nord. C'est là qu'il crée sa première entreprise, Les Jardins d'Olivier.

  8. Monteur-élagueur et taille en hauteur

    École d’horticulture d’Antibes

    L'arboriculture ornementale, cette fois en hauteur : diagnostic de l'arbre, taille raisonnée, travail sur corde.

  9. Retour dans le Nord

    Chef de chantier dans une entreprise de jardin urbain, puis responsable du secteur plantes extérieures dans une jardinerie en Belgique — le moment où la connaissance des variétés devient un métier à part entière.

  10. Le passage à la fleuristerie

    Belgique, région parisienne, Chartres

    L'apprentissage démarre chez un fleuriste en Belgique, se poursuit par des immersions chez des fleuristes français, en région parisienne et à Chartres, et se formalise par des stages de fleuristerie en Belgique, auprès de la Chambre des Métiers, et en France.

  11. 2003

    Décorateur floral

    Marché de Soissons et atelier de Villeneuve-Saint-Germain

    Le métier commence pour de bon : un stand sur le marché de Soissons et un atelier à Villeneuve-Saint-Germain, sous son propre nom.

  12. 2005

    Première boutique

    Centre-ville de Soissons

    L'atelier devient une boutique, en plein centre de Soissons.

  13. 2013

    La boutique traverse la rue

    Soissons

    L'atelier déménage sur le trottoir d'en face, dans une boutique plus adaptée : c'est l'adresse actuelle du 4 Place du Cloître, où il travaille toujours aujourd'hui.

L'atelier aujourd'hui

L'atelier travaille au 4 Pl. du Cloître, 02200 Soissons, en plein centre-ville, et livre dans un rayon de 30 km autour de Soissons. Rien n'y est vendu sur catalogue : chaque composition est montée le jour même, avec les fleurs de saison disponibles chez les producteurs.

Quatre activités s'y côtoient — le mariage, le deuil, les entreprises et les ateliers d'art floral — auxquelles s'ajoute la livraison quotidienne. La boutique est ouverte six jours sur sept, dimanche matin compris.

Parlons de votre projet

Un mariage, des obsèques, un abonnement pour vos bureaux ou simplement un bouquet : appelez l'atelier, c'est Olivier qui répond.

03 23 54 01 09